J'admire.

J'admire les filles qui glissent sur la vie comme une plume sur la surface de l'eau. Les garçons -certains garçons- parfois semblent aussi glisser, mais on peut voir toujours ses pensées imprimées dans la courbe de leurs sourcils. Les filles, on s'épile les sourcils, alors personne ne pourra jamais voir le souci qu'on cache, puisqu'il repose à l'interieur de la poubelle, entre des petits poils étouffés par un morceau de papier. J'admire ces filles qui sont capables de se regarder dans le miroir le matin le plus noir et, néanmoins, allumer la lumière en se maquillant silencieusement, s'habillant avec des jolis habits, s'enfonçant dans unes bottes hautes du talon, qui fassent bien du bruit. J'admire ces filles qui, enfin, glissent sur le trottoir pour qu'on les admire, en souriant pour que le reste du monde croie qu'il n'y a pas aucun problème, et en mettant du rouge à levres où ça fait mal.



One Response so far.

  1. gato says:

    Merci de me faire rappeler mon français oublié. Je pense que les chaussures sont Louboutin: suelas tan rojas como labios... (que hasta ahí llegaba mi esfuerzo)
    Por cierto, no paro de darle vueltas al magín sobre que nuevas tribulaciones puedo echarle encima a Blanca.

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¡Muchísimas gracias!